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St-Gregorian |
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Bâtiment très massif, pièce centrale du dédale, rénové à l'ancienne. Derrière de lourdes portes, le hall s'étend avec velours et bon accueil. Des tapisseries à l'image de séquences bibliques heureuses protègent les murs calcaires. Les étages du bloc abritent les dortoirs réservés aux garçons, les chambres nuptiales et les alcôves du personnel.
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| L'austérité de l'établissement est encore accentuée ici. Derrière la pierre grise, un grand escalier en colimaçon mène aux dortoirs des filles. Hisser sa valise là-haut est une première épreuve d'initiation. Le soin apporté au mobilier n'est pas équivalent aux autres zones. Un membre du personnel est délégué pour veiller aux agitations nocturnes. L'accès au toit n'est possible que dans cette partie. Au sous-sol, les cachots humides et la salle de torture, que l'on préfère aujourd'hui appeler la salle d'entretien, menacent sournoisement.
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| L'infirmerie accueille les accidentés au rez-de-chaussée. Au sous-sol, le garde-manger est relié aux cuisines. Les effets personnels des pensionnaires supprimés ou perdus sont soigneusement répertoriés dans une petite chambre. Les accessoires divers nécessaires au jardinage, à la cartographie ou aux célébrations diverses sont également rangés avec minutie à proximité des laveries. A l'étage, on installe le dortoir des brillants jeunes gens rentrés dans les ordres. Plus au dessus, les chambres luxueuses et personnelles des propriétaires du lieu.
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| L'acoustique y est excellente et la température glaciale. La messe est donnée pluriquotidiennement et les matinales sont obligatoires pour tous (exception faite du personnel en service). Le corps administratif donne parfois les conférences collectives devant l'autel. Le décor est jésuite, très riche et veut susciter la peur. Les pensionnaires suivent la cérémonie depuis les bancs de prière. Quatre ou cinq surveillants encadrent. Les invités et les sommets hiérarchiques assistent de coutume au dessus du flot, dans des balcons surélevés.
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| Le Grand bâtiment abrite l'excitant réseau de fichiers et de paperasses qui régit tout établissement détenteur du titre. Secrétariat et intendance se ferment au moindre coup de vent, servit par quelques ouvriers aux yeux usés. La salle des éducateurs rassemble machine à café et rangées de casiers. La direction se groupe au second étage.
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| Première vision de l'arrivant. Le bitume du parking s'arrête là où commence le parc. Le tableau est ravissant. Les garages s'alignent un peu plus loin. Un accès au gymnase est empruntable.
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| Dans une odeur de friches et de terre retournée, les potagers quadrillés et les plants linéaires prennent le soleil derrière les murs épais et la façade dorée. St Gregorian se nourrit en majeure partie de son propre sol. Quelques champs rachetés à des paysans fournissent de quoi nourrir les internes et vendre. Les jeunes filles désignées travaillent la terre et la gerbe.
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